La vie en période d’exams

Samedi 2 février 2008

Je sors à peine d’une longue période d’examens et quand je réfléchis un peu à ce qu’a été ma vie pendant ces dernières semaines, ça me fait peur ^^ Petite rétrospective…



Je reviendrais notamment sur la nourriture, les boissons, les tâches ménagères, la fatigue et l’associabilité, le tout ponctué d’anecdotes personnelles et de remarques plus ou moins pertinentes !


La nourriture

Ma première observation est que ce besoin essentiel est fortement décuplé. Quand ça chauffe là haut, ça consomme énormément ! En période d’exams, je deviens un vrai ogre, capable de manger pour 10 en un repas. Toutefois, il arrive parfois qu’au contraire, le stress me serre l’estomac et me fasse sauter des repas. En tout cas, c’est le seul moment où je deviens “un peu” préoccupé par le fait de prendre un petit dèj’ !

Le problème c’est que je mange beaucoup mais… encore plus mal que d’habitude ! Les petits plats cuisinés tout faits de Fleury-Michon sont très lassants, horriblement chers et pas assez nourrissants à mon goût. Mais en même temps, je n’ai pas le temps de cuisiner : mes (rares) moments de détente sont consacrés à des activités plus relaxantes et le timing est souvent serré ! Alors de pâtes en nouilles, de cordons bleus en tranches de jambon, je me retrouve à grignoter… Les paquets de chips tombent à une vitesse impressionnante, tout aussi vite que les cookies, les pots de rillettes ou les morceaux de fromage. Ayant une (très mauvaise) tendance à mettre du ketchup partout, je me retrouve finalement à manger extrêmement mal !


Les boissons

La malbouffe n’arrivant jamais seule, venons-en maintenant aux boissons. Je les classerai en deux catégories : les excitantes et les réconfortantes.

Dans les excitantes, on trouve largement en haut du podium mon bien-aimé café ! Je le consomme pendant les période d’exams en quantité industrielle et je n’ose tenter de compter combien j’en bois par jour. Avant, j’avais l’avantage de ne pas trop en boire lorsque j’étais à l’INSA car 50cts pour un demi gobelet d’or noir, ça monte rapidement à des sommes incroyables. Mais cela est fini : depuis que j’ai investi dans un thermos, je ne me gène en aucun cas pour m’octroyer un petit café lorsque l’envie m’en prend. Toutefois, j’ai la chance que jusqu’à présent, ma consommation est toujours revenue à un niveau normal après ces périodes stressantes et fatigantes. J’ai aussi réussi à ne pas associer l’idée de café avec celle de la clope…
On retrouve aussi dans les boissons excitantes le thé : je n’en buvais jamais avant mais depuis que je suis à l’INSA, il n’est pas rare que je me fasse un petit thé de temps en temps, les goûts parfumés ravissant mon palais !

Le vice est encore plus présent au niveau des boissons réconfortantes. J’entends par là les cochonneries sucrée telles que l’Ice Tea pêche, le Coca-Cola et autres sirop au citron. Je suis assez fan de ce genre de boissons même si je sais que c’est le mal absolu mais bon je me laisse toujours tenter par les formules promotionnelles du genre “24 bouteilles pour le prix de 22″ lorsque je fais mes traditionnelles “courses de révision” (le principe est simple : remplir le caddie de choses horribles diététiquement parlant mais douces au goût sous prétexte que c’est les exams alors que bon je peux bien me faire un peu plaisir. Non mais oh.).
C’est ainsi qu’on peut compter mon absorption de boissons sucrés en dizaines mètre cubes, c’est plus rapide.


Les tâches ménagères

Cette fois-ci, j’avais eu l’intelligence de faire un ménage et des lessives juste avant de rentrer en mode “révisions”. Mais le résultat est toujours le même. La vaisselle s’entasse et je lave uniquement ce dont j’ai vraiment besoin. La pile de linge sale atteint des hauteurs vertigineuses et déborde allègrement des sacs prévus à cet effet. Le sol devient de plus en plus sale et les moutons de poussières jaillissent à chaque courant d’air.

Bref, je vis dans un lieu ressemblant de plus en plus à une grotte et il m’est complètement impossible de ranger car l’accumulation me demanderait des heures de nettoyage, temps que je n’ai pas. Le problème est aussi que souvent, la fin des exams correspond à des vacances et que donc le ménage doit être fait afin qu’aucun écosystème parasite ne se développe pendant mon absence. Mais fin d’exams peut aussi être mis en relation avec fêtes et réjouissance. Allez donc nettoyer votre appart’ de fond en comble en moins de 2 heures avec la gueule de bois. Quel bonheur !


La fatigue

Quoi de plus épuisant, crevant, fatigant, tuant que quelques semaines de révisions. On bosse tard le soir, on se lève tôt le matin, on pense tout le temps à ses cours (évidemment, on ne décroche pas en quelques minutes) et on ne s’arrête jamais. On a l’impression que notre vie se résume à du boulot et c’est vraiment usant car extrêmement répétitif et peu gratifiant sur le moment. Autant j’adore les cours en temps normal (l’apprentissage qu’on y fait comble à souhait ma soif de connaissances), autant je trouve les révisions inintéressantes dans l’ensemble : on revoit des choses déjà apprises, puis on les revoit encore puis on les retravaille et enfin on les étudie encore une dernière fois pour la route. Mais le tableau n’est pas si noir : les révisions d’exams permettent aussi d’approfondir certaines notions qui nous auraient échappé, de faire le tour du sujet dans son ensemble, bref de bien saisir des notions qui sont complexes et dont on ne peut voir l’intérêt que lorsqu’on a une vue d’ensemble.

A force de carburer au café, d’avoir un rythme pas naturel, on finit aussi par faire des erreurs, par être moins efficaces, moins pointilleux. C’est pourquoi j’essaie toujours de me réserver des moments de repos (siestes ou longues nuits) qui sont aussi rares que ressourçants. Je pense que je ne pourrais pas y arriver sans ça. Je suis quelqu’un qui, malgré ce que j’essaie de me faire croire, a besoin de beaucoup de sommeil et j’avoue que ces périodes sont d’autant plus fatigants que je ne sais pas me reposer. J’apprends petit à petit mais il n’est pas dans ma nature de faire passer le sommeil avant les autres activités. J’essaie parfois de me convaincre qu’il est aussi bien de traîner devant mon ordi que de dormir mais je sais au fond de moi que ça n’a absolument rien à voir au niveau du repos intellectuel et physique. C’est pourquoi j’inclus dans mes plannings de révision des moments de sommeil forcé qui me permettre de tenir la distance, surtout lorsque les révisions intenses s’étalent sur 3 semaines et les examens sur 2 semaines.

Et après les examens, je me dis que je vais pouvoir dormir comme un loir mais il n’en est rien, tellement de choses restent à faire…

Un autre type de fatigue apparaît aussi rapidement : la fatigue intellectuelle. A force de passer son temps à réfléchir, on commence à saturer : les journées en cours, les soirées à travailler, les discussions entre amis qui tournent rapidement vers les études (on a tous envie de savoir ce que l’autre à répondu à l’exercice 2b, celui sur lequel on a bloqué). J’ai même poussé le vice jusqu’à afficher dans ma douche sous pochettes plastifiées mes cours d’anglais afin de mémoriser mes listes de vocabulaire. Bref au bout d’un moment, on arrive à saturation et les informations ne rentrent plus. Pour cela, j’ai trouvé un truc qui a bien marché : les séries américaines. Quoi de plus débile qu’une bonne série américaine de type Friends ou Prison Break ? Il s’agit de trucs faits pour être compris par le dernier des imbéciles et donc pas vraiment compliqué. Ainsi, j’ai pris l’habitude de regarder un ou deux épisodes de ces séries au moment du repas : le cerveau se repose et est près à repartir au quart de tour après ! Attention toutefois, ces séries vous rendent facilement accro : à consommer avec modération.


L’associabilité chronique

Ce n’est probablement pas le cas de tout le monde mais je trouve que quand on bosse beaucoup, on fait parfois preuve d’une certaine associabilité. On s’enferme dans un univers parallèle composé uniquement de nos sujets de travail et on y reste tellement longtemps que quand on ressort, on est complètement déconnecté du monde réel. Actualité et événements marquants sont passés totalement au dessus de nos têtes. On communique aussi beaucoup moins avec ses amis et son entourage excepté les personnes dans le même bateau, ceux qui sont comme vous. La première bouffée d’air pur en sortie d’exams est pour moi de m’intéresser à nouveau au monde qui nous entoure, d’avoir des discussions détendues sur tout et n’importe quoi, bref de reprendre contact avec la société qu’on a boudé pendant quelques temps au profit de son bureau. Toutefois, grâce à Internet, on a quand même accès à beaucoup d’informations sans sortir de chez soi ce qui permet de ne pas totalement perdre pied.

Dans le même type de comportement, on passe son temps à remettre à “après les exams” tout ce qu’on a à faire. Je veux développer un truc ? Après les exams. Je veux aller voir un film au ciné ? Après les exams. Etc… Mais ça marche aussi avec les trucs qu’on a pas très envie de faire ce qui peut parfois être un avantage ^^



Bon je pense avoir fait le tour des faits les plus marquants bien que j’ai passé sous silence le nombre d’arbres que l’on tue en papier brouillon :)

Et vous ? Ca se passe comment vos périodes de révision ?

Crédits : Image 6 : Michael Jastremski - Autres images : inconnu


  1. 2 Commentaires sur “La vie en période d’exams”

  2. Par Louise le 2 fév 2008 | Réagir !

    c’est horriiiiible les périodes de révision et les périodes d’exams…je crois que ça me rend complètement lunatique, passant du rire aux larmes sans trop savoir pourquoi…Mais merci pour les tisanes tilleul-miel remonte-morale!!!

  3. Par Arnaud le 4 fév 2008 | Réagir !

    Hey salut Vins! Ca faisait longtemps que j’étais pas passé sur ton blog (faut dire qu’il est resté vierge pendant un certain temps aussi), mais quelle bonne surprise ! Moi aussi mes exams sont finis: on va pouvoir recommencer à vivre. Allez, à la prochaine.

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